Articles de Lyon-Actualités du 04/05/09

Publié le par Oriane Rebillard

Après le méga-transfert, quel avenir pour les prisons lyonnaises ?(cliquez ici pour accéder à la page d'origine)



Le plus gros transfert de Lyon ne concerne cette année ni Juninho ni Benzema, mais les quelques 500 prisonniers qui doivent passer en 24 heures - entre le 2 et le 3 mai- des prisons du centre ville (quartier de Perrache) au nouveau centre de détention de Corbas.
Ce genre de transfert n'est pas une nouveauté pour l'administration pénitentiaire qui a déjà effectué le même type d'opération lors de l'ouverture de la nouvelle prison de Toulouse. Mais c'est le plus important pour le nombre détenus concernés.
La prison St-Paul était particulièrement renommée pour son insalubrité. Tout comme sa "soeur" -Saint-Joseph- elle aura vécu plus de 150 ans. Dans le nouveau centre pénitentiaire de Corbas, les conditions de vie, pour les détenus comme pour le personnel pénitentiaire, devraient être bien meilleures, ce qui n'empêche pas les uns et les autres de s'inquiéter et de craindre en particulier une "déshumanisation" et la "modernité" des locaux. A Corbas, tout sera automatisé. Le contact humain risque de disparaître derrière une multitude d'écrans et de caméras.
Les prisons de Lyon pourraient être réhabilitées, transformées ... ou détruites.
A propos de l'avenir des bâtiments, ce qui est sûr, c'est que l'administration pénitentiaire souhaite s'en débarasser le plus rapidement possible et au meilleur prix. Des promoteurs seraient intéressés par le terrain, extrêmement bien situé, si les bâtiments étaient démolis.
On sait aussi que l'Université catholique, trop à l'étroit dans ses locaux anciens de la place Bellecour, est intéressée par leur vente et un déménagement dans du neuf. Ce secteur de la Confluence intéresse particulièrement le recteur Michel Quesnel puisqu'une autre partie de l'université a déjà aménagé dans des locaux très proches de la place Carnot.
Mais depuis quelques mois, des associations se sont émues du caractère historique et particulièrement original de la construction "en étoile" des prisons lyonnaises. L'Etat s'est donc donné un temps de réflexion afin de savoir si un éventuel investisseur pourrait être intéressé par une réhabilitation des locaux.
Il faut tout de même savoir que tout nouvel édifice doit aujourd'hui répondre à un certain nombre de normes environnementales et d'accessibilité aux handicapés, et que la réhabilitation/ rénovation engendrerait un surcoût très important par rapport à une opération de démolition/ reconstruction.

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