Revue de presse du 08/02/10

Publié le par Oriane Rebillard

Une petite lueur d'espoir pour les prisons de Perrache suite à la conférence du prefet de vendredi dernier. En effet, le cahier des charges prévoit la conservation d'une grande partie du bâti ancien, ce qui sonne comme une petite victoire, après la bataille qui a été menée il y a bientôt un an par tous les défenseurs du patrimoine lyonnais !

Voici les articles du jours, consultables sur le site du progrès :


Saint-Paul et Saint-Joseph : la procédure de cession est lancée



NON RENSEIGNEE

 

Dans moins d'un an, on devrait connaître le sort réservé aux deux prisons désaffectées. Les promoteurs intéressés devront, toutefois, obligatoirement préserver toute une partie des bâtiments. Protection du patrimoine oblige

 

En matière d'urbanisme comme de grands travaux, prévoir un calendrier relève toujours du pari. C'est néanmoins à cet exercice que s'est risqué, vendredi, M. Jacques Gérault, préfet de Région, à propos du renouveau des prisons historiques de Lyon : « Les travaux pourraient débuter en 2012 ».

On se souvient que Saint-Paul et Saint-Joseph, désormais désaffectées depuis près d'un an (au profit de la prison de Corbas), ont été sauvées de la pioche des démolisseurs grâce à la mobilisation de nombreux Lyonnais amoureux de leur patrimoine. Un mouvement auquel le préfet n'a pas été insensible, en dépit des espérances financières que, dans sa grande misère, le ministère de la Justice plaçait dans la vente du terrain de deux hectares, situé dans l'hypercentre lyonnais au cœur du nouveau quartier de la Confluence, et sur lequel ont été édifiées les deux maisons d'arrêt dans le courant du XIXe siècle. « Si nous n'avions raisonné que financièrement, alors il aurait fallu tout raser, c'était là l'évidence. Toutefois, l'argent n'est pas la valeur ultime et, dans ce dossier, nous nous devions de prendre aussi en compte l'histoire, l'urbanisme de ce quartier et la vie de ses habitants », explique, aujourd'hui, M. Gérault, avant d'ajouter : « J'espère que nous pourrons être fiers de ce qui va être réalisé ici. »

Bref, pour régler l'avenir de ces bâtiments, la préfecture a décidé de recourir à une procédure inhabituelle pour l'administration. Ainsi, après avoir lancé - dans le courant de l'année dernière - un appel à projets destiné à faire avancer la réflexion et à estimer ce qu'il était possible d'imaginer et de faire avec pareil site (16 projets d'urbanistes et d'architectes ont été présentés), le dossier est entré, depuis vendredi dernier, dans une seconde phase. C'est ce jour-là, en effet, que l'administration a officiellemen lancé la procédure de cession reposant sur un appel à candidature. Pour concourir utilement, les promoteurs devront obligatoirement se présenter entourés d'une équipe d'architectes, d'urbanismes, de bureaux d'études, et surtout répondre à un cahier des charges très précis, prenant en compte, à la fois la préservation du patrimoine, et son insertion dans le quartier. Soit de nombreuses contraintes qui ont été établies en concertation entre l'administration, les Bâtiments de France, le Grand Lyon et Lyon-Confluence, la SEM qui pilote le grand projet urbain de la Confluence. « Nous voulions agir en concertation et en toute transparence », insiste le préfet.

Maintenant que l'appel est lancé, les candidats disposent de plusieurs mois pour élaborer leurs propositions, la date limite de remises des offres ayant été fixées au 15 juillet prochain.

Après quoi, viendra le temps de l'examen et du choix. La décision du jury devrait intervenir le 15 décembre.

R. R.

C'est en décembre prochain que l'on saura comment le site sera réhabilité / Archives Pierre Augros

Les contraintes patrimoniales influeront sur le prix de vente de ce site

 

Au printemps dernier, un prix avait été lancé : en échange de ce terrain de deux hectares situé dans la presqu'île lyonnaise, le ministère de la Justice exigeait 25 millions d'euros. Depuis, et surtout depuis que l'on sait que toute une partie du bâti devra être obligatoirement préservée, la situation a évolué. Il sera donc beaucoup plus difficile à un promoteur d'assurer la rentabilité d'une pareille opération, compte tenu des contraintes qui pèsent sur le site. C'est pourquoi le préfet se refusait, hier, à annoncer un chiffre. On ignore, également, quelle sera la destination future des bâtiments qui seront construits ou réhabilités. Une seule chose est sûre, aucune grande surface commerciale ne pourra s'y installer. En revanche, la présence de petits commerces peut être envisagée.

 





Anciennes prisons de Perrache : une partie des bâtiments sauvegardée


NON RENSEIGNEE


 
/ Visuel Dumetier et Robin

 

 

Le ministère de la Justice, propriétaire des anciennes prisons lyonnaises situées sur le bord de l'autoroute, a cédé à la pression des Lyonnais.

Une partie du bâti datant du XIXe devra être conservée par les promoteurs intéressés par le site et intégrée dans leurs projets respectifs.

Ainsi, la chapelle de Saint-Paul devra être sauvegardée tout comme les escaliers qui distribuent les différentes branches en étoile de l'ancien site pénitentiaire. Côté Saint-Joseph, le bâtiment central et les pavillons, eux aussi, échappent à la destruction. Les murs d'enceinte devront être, soit gardés, soit matérialisés au sol.

Hôtels, habitations, petits commerces ? Un appel à candidatures a été lancé via la préfecture du Rhône.

Le jury décidera le 15 décembre 2010 ce que deviendra le site. Et l'État vendra alors ses prisons.


La démolition partielle, une condition nécessaire pour réhabiliter le site


NON RENSEIGNEE


 

Les prisons historiques de Lyon, qui toutes les deux témoignent de l'architecture carcérale du XIXe siècle, seront donc épargnées, du moins en partie. De nombreux lyonnais s'étaient émus de leur possible démolition. Mais le bon sens a finalement triomphé avec l'aide, il est vrai, de la Direction de l'architecture et du patrimoine du ministère de la Culture qui avait dépêché une mission afin de faire un point de la situation.

Pour les experts, si les deux prisons sont victimes d'un profond état de vétusté, elles n'en méritent pas moins d'être conservées. Même si, comme on peut le lire au fil de leur rapport : « Le caractère extrêmement contraignant de telles architectures est incompatible avec leur conservation intégrale ». En conséquence de quoi, côté Saint-Paul, les futurs aménageurs devront obligatoirement conserver la chapelle centrale et tous les escaliers de distribution des branches de ce bâtiment organisé selon le principe du panoptique. Le portail donnant sur le cours Suchet sera également préservé. Côté Saint-Joseph, le corps du bâtiment central, les pavillons d'entrée Est et Ouest et les galeries de distribution seront soumis à cette même règle.

Reste le problème des murs d'enceinte. En ce qui les concerne, il a été admis qu'ils pourraient être démolis partiellement mais à condition, toutefois, que subsiste au sol une trace de leur existence (voir infographies).

Une cellule de l'établissement / Archives Le Progrès

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